L’Assemblée Nationale et le Sénat burundais contre le rapport des experts de l’ONU

A.N et Sénat

L’Assemblée Nationale et le Sénat burundais se sont réunis mardi 11 septembre 2018, à l’hémicycle de Kigobe, pour s’exprimer par rapport au dernier rapport de la Commission d’enquête des Nations Unies sur le Burundi. Ces deux chambres du Parlement ont pu analyser et critiquer le rapport de la commission d’enquête des Nations Unies sur la situation des droits de l’Homme au Burundi.

Trois ministres du gouvernement burundais s’étaient rendus à l’hemicycle de Kigobe pour expliquer le contexte sur la production des rapports sur le Burundi et ainsi analyser ensemble avec les deux chambres du parlement, le récent rapport. Il s’agit du ministre de la Solidarité, des Droits de la Personne Humaine et du Genre, le ministre de la Justice et le ministre de l’intérieur et de la formation patriotique.

Le président de l’Assemblée Nationale, Pascal Nyabenda, dit ne pas comprendre comment les Nations Unies n’ont pas réagi depuis l’époque de l’indépendance du Burundi sur d’autres cas de massacres, d’assassinats et de coups d’État qu’a connus le Burundi. Pour lui, ces instances des Nations Unies produisent des rapports compte tenu de leurs désires.

Pour Révérien Ndikuriyo, président du Sénat, il est incompréhensible qu’un expert puisse se positionner dans un autre pays et produire un rapport sur le Burundi et aller le présenter aux Nations unies comme s’il avait contacté les personnes concernées. Réverien Ndikuriyo accuse les experts de l’ONU d’avoir utilisé dans leur rapport, les informations collectées sur les réseaux sociaux et d’autres recueillies auprès des opposants en exil.

Agathon Rwasa, le principal opposant du régime burundais ne mâche pas les mots. Selon lui, les politiciens burundais devraient se ressaisir car, dans certains cas, ces genres de rapports sont produits en tenant compte des faits réels qui se produisent au Burundi mais que les responsables et les administratifs ignorent et qui pourtant, ne cessent d’entacher l’image du pays au regard de la communauté internationale. Ce président de la coalition Amizero y’Abarundi a donné l’exemple des personnes qui ont été maltraités mais qui jusqu’ici, personne parmi les autorités ou le ministère public ne s’est saisie de ces cas. Il précise que la justice devrait se saisir de ces genres de cas pour éviter que la communauté internationale produise ces rapports car c’est sur cela qu’on se base souvent.

Signalons que pas mal de rapports ont été sortis sur la situation des droits de l’Homme au Burundi par la commission des Nations Unies en charge des droits de l’Homme mais les autorités burundaises ont toujours réfuté en bloque les accusations qu’ils contiennent.

Advertisements

Categories: Politics

Tagged as: , ,

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.